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Voyage en Égypte 2006 :

 

 

Je suis partie du 28 juin au 20 juillet avec mon conjoint et une amie collègue de travail. Évidemment, si ces photos veulent dire quelque chose pour moi, certaines ne feront pas de sens pour vous. Je n'ai pas choisi nécessairement les plus belles, mais celles que j'aimais. Un jour où j'aurai le temps, j'ajouterai des commentaires.

En passant, Mustapha Mahmoud Soliman était mon chauffeur privé lors de mes voyages de 2004 et 2006. Malheureusement, il est maintenant décédé. Son fils Omar, qui nous accompagnait et agissait à titre de deuxième chauffeur avec son père lors de nos deux voyages, a pris la relève pour le transport des touristes. Peut-être aurez vous un jour besoin de ses services! Il travaille pour la compagnie de transport Sara Transport. Il parle très bien anglais, mais ne le lit pas. Voici ses coordonnées:

Cellulaire : 011 20 10 655 3993
Télécopieur : 011 20 95 237 5132
Courriel : tut_omar@yahoo.com (quelqu'un lui fait la traduction)

 

 

Texte sur l'Égypte : UN RÊVE ENFIN RÉALISÉ

 

Dans le cadre d'un travail scolaire où je demandais à mes élèves de décrire un voyage qu'ils avaient fait, j'ai décidé de leur fournir un exemple. J'ai donc écrit un texte portant sur l'Égypte.


D'aussi loin que je puisse me rappeler, j'ai toujours entretenu une curiosité pour tout ce qui est égyptien, les pharaons, le Nil, les vestiges du passé, le désert et en particulier les dieux qui composent appartiennent au panthéon égyptien. Dès ma tendre enfance, j'ai été fasciné par les mystérieuses pyramides que je me suis promis de visiter un jour.

Mon rêve d'aller en Égypte s'est réalisé, pour la première fois, à l'été 2004, où je suis partie pour 26 jours à la conquête de mes rêves.

De ce voyage, je retiens de nombreuses découvertes et expériences merveilleuses, mais je parlerai ici de la culture (société) égyptienne, des paysages et des mes impressions suite à ma visite des pyramides.

Les traits culturels

En premier lieu, c'est après onze heures trente de vol que je suis finalement débarquée sur la terre de mes rêves. Dès mes premiers pas en sol égyptien, j'ai été dépaysée. En effet, les gens parlaient une langue complètement différente de la mienne; tout le monde parlait arabe autour de moi. Je perdais complètement mes repères habituels. Ce qui m'a d'abord frappé, ce sont les hommes portant des robes (galabeya) de couleur pâle, souvent d'un blanc douteux, et les femmes qui, pour plusieurs, se cachaient sous une robe et un voile noirs ne laissant apparaître que leurs yeux foncés au khol. Voir autant de femmes portant le niqab surprend n'importe quel occidental, je crois. Comme l'Égypte est un pays musulman et conservateur, je me suis adaptée et j'ai moi-même choisi de porter des vêtements qui couvraient davantage afin de montrer du respect envers leur culture. Par ailleurs, dans ce pays, il est fréquent de voir des hommes se tenir la main, un doigt ou être enlacés par la taille. J'ai appris que c'est un trait culturel des pays arabophones et maghrébins de se balader ainsi. Pourtant, ces hommes ne sont pas homosexuels, c'est plutôt un signe d'amitié. Aussi, une simple promenade dans les rues du Caire peut s'avérer étonnante. Voir des marchands de blé d'Inde faire cuire leur maïs sur les poêles à charbon installés sur les trottoirs à de quoi surprendre mes yeux de Canadienne.

Des paysages différents et déroutants

Dans un autre ordre d'idée, les paysages égyptiens sont variés. Aux abords du Nil, le plus long fleuve au monde, les terres irriguées verdissent le paysage en bande étroite. Les cultures de la canne à sucre, du coton et des dattes sont florissantes. Toutefois, dès que l'on quitte ce mince espace cultivé, on marche abruptement sur le sable durci et les cailloux. La majorité du territoire égyptien est effectivement sec et poussiéreux. Mis à part le Nil, il n'y a pas de cours d'eau inondant le sol alors la terre est aride, inhospitalière. Certaines parties du pays est recouvert de dunes dont les sables sont dorés, d'autres déserts, plus blancs, sont des signes que des mers recouvraient autrefois le territoire alors que le Désert noir, comme le nom l'indique, est composé de roches foncés, vestiges des temps anciens quand les volcans faisaient rage dans la région. À l'opposé, l'Est du pays est montagneux et peu accueillant. La terre qu'a traversé Moïse lors de son exode, le Sinaï, se dresse devant la mer Rouge tel un mur de montagnes infranchissables. L'Égypte, ce sont les pyramides, mais aussi de magnifiques images qui se gravent dans l'esprit du voyageur qui s'attarde à découvrir " ailleurs ".

Vestiges d'un passé glorieux : les pyramides

Enfin, quant aux trois pyramides de Gizeh, Kheops, Kephren et Mykérinos, elles étaient au cœur de mon désir de visiter l'Égypte. Je dois avouer que ma première visite du site a été difficile. En effet, dans mon imaginaire, les pyramides étaient situées loin dans le désert, là où seuls les chameaux et les mules pouvaient nous conduire. Comme je me suis trompée! Il y a la ville et, à peine quelques mètres plus loin, il y a les barrières donnant accès à l'endroit. De voir les pyramides être situées en milieu urbain a de quoi briser le charme. Pensant marcher sur le sable, je me suis rendue aux pieds de la plus grande pyramide, Khéops, en cheminant d'un pas assuré sur le… bitume. Arrivée à quelques centaines de mètres de celle-ci, impossible de me laisser aller à l'émotion, des vendeurs insistants brandissent leur marchandise à deux pouces de nos yeux, en s'assurant de bloquer notre avancée. Ce n'est pas un poli " la shukran " (non merci) qui peut les arrêter. Oh non! C'est qu'ils sont coriaces ces vendeurs de babioles. L'Égypte étant un pays pauvre, voir déferler des touristes occidentaux représente un espoir de mettre un peu de pain sur la table au souper. C'est à ma deuxième visite aux pyramides que j'ai vraiment compris leurs façons de faire et surtout, pourquoi ils agissaient ainsi, alors j'ai vraiment pu apprécier ma visite du plateau de Gizeh et même avoir du plaisir avec ces Égyptiens dont la détermination à nous vendre des cartes postales, des bibelots, des films pour appareil photo, des foulard pour se couvrir la tête ou même des breuvages (chers mais appréciés) est sans pareille. Une fois les vendeurs éloignés, les pyramides s'élèvent devant nous dans toute leur splendeur. Massives, solides, gigantesques, grandioses. Devant de si magnifiques monuments funéraires, il est impossible de ne pas se demander comment l'Homme a pu construire de tels ouvrages. Toucher à une pierre des pierres datant d'il y a 5000 ans nous fait sentir humble tellement qu'il est difficile de ne pas être ému. Oui, à l'été 2004, mon rêve s'était enfin concrétisé et j'avais devant les yeux les pyramides que j'avais tant imaginées et auxquelles j'avais tant rêvé.

Conclusion :

Rappel des aspects :
Voilà! Je vous ai présenté quelques impressions concernant mon premier voyage en Égypte, qui s'est déroulé en juillet 2004, sous un soleil de plomb. Les personnes souhaitant un jour faire le même voyage que moi doivent y croire, tout est possible. Cependant, elles devront s'attendre à rencontrer une culture différente avec des mœurs parfois singulières, qui se remarquent dans la rue, lors d'une simple promenade. Elles seront aussi confrontées à des paysages déroutant, en grande partie opposés à ce qu'elles sont habituées de voir, mais dont le charme n'est pas moins invitant. Enfin, visiter l'Égypte sans s'arrêter aux pyramides et saluer le Sphynx en passant est tout simplement impensable. Par contre, gare aux vendeurs insistants. L'été prochain, j'aurai l'occasion de visiter le Maroc (voyage fait en 2008), un autre pays de l'Afrique à saveur musulmane. Aurais-je autant de plaisir à découvrir ce pays que j'en ai eu avec l'Égypte?